Téléportation composite n°1 / prélude 
 
 

Du feu dans les étoiles
20 décembre entre  17h et 19h30   / 21 décembre entre 8h et 10h
2008
partition des solitudes / 1


partition des solitudes /2

Du feu dans les étoiles
dédié à Giacinto Scelsi (1905 - 1988)

                                              Partition  des solitudes  

…soudain jaillit le feu ferment de mondes à venir        

 

          Du feu dans les étoiles
dédié à Giacinto Scelsi (1905 - 1988)

                                              Partition  des solitudes 

…soudain jaillit le feu ferment de mondes à venir 

 

acte poétique sur le thème du feu / 20 et 21 décembre 2008
…le feu comme première mémoire
… bien avant que ne se forme notre système solaire, à l’origine même des étoiles, au moment clé ou la serrure s’ouvre
l ibérant l’énergie des commencements

…la lumière
…le flash qui nous supporte

…ce souvenir qui cherche derrière le noir qui pense …

 

En des heures définies par une méta-partition, une série de propositions se développe en différents points
du monde sans être reliée par autre chose que la pensée.
Ainsi chaque « vibrant » réalise un acte dans la conscience qu’au même moment des actes complémentaires
au sien sont réalisés en d’autres lieux par des gens qu’il ne connaît pas mais auxquels il est relié par le pouvoir
de « l’action adéquate » c'est-à-dire l’accord d’une somme de vibrations recomposant un « corps harmonique ». 
Je demande à chaque participant à cette « partition des solitudes » (en fonction de sa sensibilité et des moyens
technologiques dont il dispose) d’en relever des traces : sonores, visuelles (photographiques, vidéos,
plastiques…), textuelles (écrites pendant ou dans la résonance de l’action) et de me les faire parvenir
(toutes ou partie).
Elles entreront dans la collecte générale, sorte d’archéologie des sensibles ou de l’ordinaire et de ce fait seront
partie intégrante d’une œuvre en perpétuelle recomposition.

 

Quelques pistes, consignes:

Jaillissement du noir

L’éclairage révèle mais jusqu’où ?
La flamme danse en support sur l’air
Elle génère chaleur et lumière, sa puissance est immense et n’a d’égal
que la fragilité de ses premiers instants. A ce moment là, un simple souffle
aussi léger soit il est capable de  l’anéantir…un déplacement la fait vaciller…
Pourtant elle nous chauffe nous habite …plus loin elle nous efface

Sans ligne droite seules des courbes
Ellipse spirale ou cercle
 
Lieux:

En milieu naturel : terrain vague, feu sauvage, feu de camp, près de l'eau,
comme un miroir de flamme

En milieu urbain :  bougies, cheminées ou alcool à brûler sur objets dérisoires,
voire sur l’escalier de pierre ou la terrasse, le balcon, une langue de feu éphémère .

 

Actions:

Cela peut venir du briquet qui éclaire l’acte et qui s’éteint lorsque la chaleur ne permet plus
de le tenir ouvert….....le  laisser refroidir et recommencer pour lire par exemple, danser ou bouger…

Vous pouvez aussi convoquer l’énergie des volcans, être en acte au contact même léger d’une flamme.
Le journal noirci, la braise, la cendre, les gris, les noirs qui suivent......le jaune, l’orange, le rouge … le bleu,
quelquefois le vert que certains gaz dégagent…
…en focalisant votre pensée sur le lien qui nous et vous unit en ce même instant ….une danse chaman
tel des Navaros fulgurants qui l’espace d’un fragment de temps épousent les anciens rites
… la poésie de vos corps qui évoluent, se froissent et se consument…s’embrasent, convoqués par la lumière
créant et recréant une oeuvre en perpétuelle mutation. Une œuvre du passage, qui traverse sans se fixer
et rejoint l’essence vibratoire par télépoésie, vers un flux unique, recomposé par l’ensemble des actants.

Le son, des pas sur les braises ou la cendre 
Un chant naîtra peut-être naturellement  de votre acte

Quelques exemples de matériaux simples pouvant servir d’instruments ou /et de scénographie

            Des feuilles de textures différentes, unies ou composites: de vieux journaux peuvent faire l’affaire
si le rapport avec le monde social s’impose à vous pour ce partage, des feuilles mortes aussi si comme moi
vous les collectionnez ou si quelques espèces vous faisaient dont de leur parure ou n’importe quel papier
de préférence non glacé de type papier à dessin ou autre.
Possibilité de partir d’une coloration instinctive ou préméditée : lavis, gouache, un peu de pigment
ou de peinture monochrome par exemple…

 

Rappel de quelques évidences

            Vous pouvez opérer librement en fonction de vos pratiques.
Les musiciens instrumentistes qui le souhaitent peuvent utiliser leur instrument comme un prolongement
de leur essence.  Je propose toutefois qu’il y ai un moment où le corps seul soit l’instrument suprême.
Dans ce cas l’instrument peut préparer ou résoudre l’acte.
Il est possible que certains aient besoin de se fondre dans l’énergie que je propose d’une autre manière.
Ceci ne contredit pas le propos si l’acte réalisé respecte l’essence de notre échange
(thème : le feu du commencement, l’énergie, la force des premiers instants de l’univers.)
           
            Pour terminer le rituel dont la temporalité sera dictée par votre propre énergie
(entre 3 minutes et 3 heures) je vous propose (chacun à son rythme) de réaliser une captation poétique :
photographie de l’état des lieux après et/ou avant l’acte; écriture d’une chronique sur l’expérience
que vous venez de vivre et/ou que vous allez vivre (quelques mots, quelques lignes…); captation sonore
vocale ou instrumentale, acte plastique spontané…

 

Temporalité:

la partition des solitudes se déroulera le 20 décembre entre  17h et 19h30                                   
                                                            le 21 décembre entre   8h et 10h


prochains rituels:

terre:             Pieds nus  sur la terre .../ février 2009
                                 dédié aux indien jivaros 
air:                Le vent comme rumeur / mars-avril 2009  
dédié aux guerriers du vents : Gilles Deleuze (1925 - 1995) et Jacques Derrida (1930 - 2004)
urbanité:      Voici l'homme en retour / mai-juin 2009
                                  dédié à Sri Aurobiondo (1872 - 1950)