La mémoire l'eau


Poésie ordinaire

 
 


Portraits croisés autour du fleuve Sénégal, du Gardon, du Rhône, du Tarn et du golfe du Saint-Laurent qui berce
les îles de la Madeleine


Portrait d'individus rencontrés au cours de voyages dans l'arrière-pays gardois près des cours d'eau, de rus, de rivières, le long du fleuve Sénégal et en Gaspésie près de Circé et sur les îles de la Madeleine : piroguiers, cireurs de chaussures, bateliers, bergers, draveurs, cordonniers, marchandes de fleurs, couturières, paysans, éleveurs, fromagers, promeneurs… des solitudes ordinaires
qui dégagent de par leur attitude une posture poétique.


Mettre en parallèle ces portraits d'Europe, d'Afrique et d'Amérique du Nord, leur trouver des connivences, des affinités, une humanité voisine, une concordance vibratoire pour des temporalités différentes. Autant de rencontres improbables mais justement rendues magnifiques par leur impossibilité à être.

La richesses des  hommes  est bien leurs différences. Leur similitude doit se construire autour d'une culture commune pour le respect
de l'environnement qui leur permet de vivre.
Nous rendrons donc en permanence hommage à l'eau et, à travers elle, à la vie.

 
 

Les poésie ordinaires seront présentées dans la langue des pays qui souhaiteront les diffuser.
Je proposerai pour la francophonie des « portraits » bilingues lorsque cela s'imposera, en langues régionales ou minoritaires par exemple,
la musique de la  langue étant de fait une poésie sonore.


Les portraits vidéo, présentés sous le titre Poésie Ordinaire, sont des courts-métrages (entre 3 et 5 minutes) sous la forme d'histoires, sortes de contes en voix off, une poésie à 3 voies où musique, texte et image se déplacent dans un même univers dans des rapports autonomes et complémentaires (voir Ouley et Thioro)

Dans le projet Portraits Croisés, le vecteur commun sera l'eau qui coule, s'écoule, engendre, transmet, croupit…
Naissance et mort à travers son essence se perpétuent depuis bien longtemps…

Une prise de conscience de sa valeur et de l'intérêt que nous avons à apprendre à la protéger, à l'économiser.

Pour collecter les matériaux filmiques sonores et poétiques nécessaires à la réalisation de ces portraits, nous devons mettre en place
une « expédition » à l'écoute des populations, à la recherche de ces poésies ordinaires, au Sénégal, au Mali, en Guinée, au Burkina,
en Camargue et dans les Cévennes, mais aussi en Gaspésie, sur les îles de la Madeleine reliées entre elles par des ponts au milieu de l'océan…

Le long du fleuve, l'homme trouve sa force ; il comprend son essence et mesure son attachement à l'élément. Ainsi la pluie fertilise et gonfle les ruisseaux, l'eau emporte, transforme les paysages ; sa puissance est considérable et son changement d'état peut être fulgurant.




L'océan nous domine par sa fascinante étendue, son tumulte, ses colères, son étrange rayonnement où se mire le bleu du ciel.


alain joule