Téléportation composite n°1 / prélude 
 
 
la mémoire de l'eau

la mémoire de l'eau / carte postale multimédias
durée 5 '

Partition des solitudes
 13 et 14 septembre 2008         

 


            En des heures définies , une série de propositions se développe en différents points de l’espace
sans être reliée par autre chose que la pensée.
Ainsi chaque « vibrant » réalise un acte dans la conscience qu’au même moment, des actes complémentaires au sien
sont réalisés en d’autres lieux par des gens qu’il ne connaît pas mais auxquels il est relié par le pouvoir de « l’action adéquate »
c'est-à-dire l’accord d’une somme de vibrations recomposant un « corps » harmonique. 
           

J'ai proposé à chaque interprète de la « partition des solitudes »  (en fonction de sa sensibilité et des moyens technologiques
dont il disposait) d' éffectuer un relevé de traces  de son acte : sonores, plastiques, textuelles ... et de me le faire parvenir
(toutes ou partie).
les traces qui me sont parvenues ont permis la réalisation de la carte postale multimédias
"la mémoire de l'eau"
Elles entrent également dans la collecte générale effectuée pour le projet Trois téléportations composites,
cette sorte d’archéologie des sensibles ou de l’ordinaire est le ferment d’une œuvre en perpétuelle création.

 

 

Partition des solitudes pour la mémoire de l'eau / Les propositions

Etat
essayer de s’imprégner des qualités proposées et induites par l’énumération qui suit :

liquide élémental qui nous précède 
désaltère purifie lave
débit : les gouttes, le flux, tourbillon aspiration sécrétions coulée éclat boisson ablutions
va et vient
jaillir
le courent, ondulation, remous, embruns, ressac, vagues, ruisseau, source, cascade, torrent, bruine, trombes
sons mouvants instables,

 

Quelques Consignes
            en milieu urbain un verre, un récipient plus grand de type bassine, du papier, des graines,un buvard (si possible).
S’humidifier les mains, les doigts, le visage comme un rituel (les pieds nus), répandre quelques gouttes sur une feuille de papier
ou un ensemble de feuilles (disposées au sol si possible).
…en humidifiant régulièrement certaines parties de votre corps et en trouvant les mouvements idoines
…en focalisant votre pensée sur le lien qui nous uni nous au milieu du fleuve et vous en ce même instant
….une danse shaman tel des Navaros fulgurants qui l’espace d’un fragment de temps épousent les anciens rites
… la poésie de vos corps qui évoluent sur la surface de papier qui se froisse se déchire s’imbibe d’eau et de fait crée
et recrée une peinture en perpétuelle mutation
….une  œuvre qui passe sans se fixer et qui rejoint la pure vibration (télépoétique) vers un flux unique
recomposé par l’ensemble des actants
…le son, des pas sur le papier mouillé,  froissé, les souffles qui s’accélèrent… un chant peut-être naîtra naturellement  de votre acte

Précisions :
Les feuilles peuvent être de texture différente uni ou composite: de vieux journaux peuvent faire l’affaire si le rapport
avec le monde social s’impose à vous pour ce partage, des feuilles mortes aussi si comme moi vous les collectionnées
ou si quelques espèces précoces  vous faisaient dont de leur parure ou n’importe quel papier de préférence non glacé
de type papier à dessin ou autre.
Possibilité de partir d’une coloration instinctive ou préméditée : lavis, gouache, un peu de pigment ou de peinture
à l’eau monochrome par exemple, éviter le trop grand nombre de couleurs sauf si c’est un choix qui s’impose à vous.

Cette posture peut se décliner à l’infini en fonction de vos pratiques. Par exemple  les musiciens instrumentistes
qui le souhaitent peuvent utiliser leur instrument comme un prolongement de leur essence.
Je propose toutefois qu’il y ai un moment ou le corps seul soit l’instrument suprême.
Dans ce cas l’instrument peux préparer ou résoudre l’acte.
Il est possible que certains aient besoin de se fondre dans l’ énergie que je propose d’une autre manière.
Ceci ne contredit pas le propos si l’acte réalisé respecte l’essence de notre échange.
thème : l’eau en tant qu’elle nous précède (d’où on vient) nous compose, nous accompagne comme élément déterminant
de notre passage d’individu incarné

            en milieu naturel , l’humus peux remplacer le papier.
L’acte peut se réaliser dans un ruisseau, dans la boue, sur le sable etc…

            Pour terminer l’acte dont la temporalité sera dictée par votre propre énergie (entre 3h et 3 minutes)
je vous propose (chacun à son rythme) de réaliser une captation poétique :
photographies de l’état des lieux après et/ou avant l’acte : écriture d’une chronique sur l’expérience
que vous venez de vivre
et/ou que vous allez vivre (quelques mots, quelques lignes…), captation sonore vocale ou instrumentale,
acte plastique spontané…

 

 

Temporalité:

     la partition des solitudes se déroulera le 13 septembre 2008 entre 18h et 21h
                                                              et le 14 septembre entre 7h et 10h 



prochains rituels:

 
feu:                 du feu dans les étoiles / décembre 2008
                                 dédié à Giacinto Scelsi (1905 - 1988)
terre:             pieds nus  sur la terre .../ février 2009
                                 dédié aux indien jivaros 
air:                   le vent comme rumeur / mars-avril 2009  
dédié aux guerriers du vents : Gilles Deleuze (1925 - 1995) et Jacques Derrida (1930 - 2004)
urbanité:      voici l'homme en retour / mai-juin 2009
                                  dédié à Sri Aurobiondo (1872 - 1950)